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Les vêtements invendus : un défi pour les enseignes

La marchandise invendue est un défi que les enseignes doivent faire face. Dû à la croissance du « Fast Fashion », les marchandises s’accumulent à un rythme effréné et c’est impossible de les vendre. Même à des prix très bas les chaussures inconfortables ou les jeans de taille trop petite ne trouvent pas de clients.

Le problème apparaît lorsque les vêtements de la nouvelle saison arrivent et il faut faire de la place dans le magasin. Officiellement, les soldes sont terminées et donc arrive l’heure pour les magasins de faire le point sur les bénéfices des ventes mais, aussi, sur les invendus. Les enseignes ont plusieurs possibilités pour se débarrasser des invendus grâce au déstockage, c’est-à dire, la remise en vente lors des prochains soldes. Il existe aussi l’option d’un système de recyclage ou de récupération mais seulement si c’est un avantage économique pour l’enseigne car il y a des entreprises qui se chargent d’acheter les vêtements qui ne seront plus vendus comme Captiva GmbH. La dernière option est celle de se débarrasser des invendus via un incinérateur.

En Europe, le gaspillage vestimentaire annuel représente 6 millions de tonnes. Si les enseignes incinèrent leurs invendus, elles obtiennent une exonération de la TVA à différence de les donner aux personnes que réellement en ont besoin. De plus, il y a des marques qui brûlent de tonnes invendues depuis des années car les marchandises ne peuvent pas être recyclés parce qu’elles sont toxiques. L’objectif principal d’une entreprise commerciale est de récupérer le plus de valeur réelle possible de la marchandise et non de les détruire selon explique l’article de FashionUnited. Tout se vend et tout s’achète, c’est simplement une question de prix.

Cependant, certaines marques admettent plus ou moins ouvertement qu’elles détruisent les marchandises invendues car quelques enseignes de luxe préfèrent brûler leurs articles invendus plutôt que de les voir s’écouler sur des marchés parallèles où ils seront vendus bien en-deçà du prix de vente recommandé. Pour protéger sa marque, l’entreprise doit s’assurer que son ancienne marchandise ne soit pas vendue dans le marché où la marque est elle-même présente.

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