Actu Retail

Notre premier bilan des soldes

Plusieurs sont les sources d’information qui nous dévoilent le développement de cette saison de soldes. Nous avons attendu quelques semaines avant de faire notre premier bilan.

Une première enquête réalisée par Toluna début juillet et auprès d’un échantillon de plus de 1 000 français dévoile qu’un peu plus d’un français sur deux (53,2%) a effectué un achat lors du premier week-end des soldes d’été 2017. Cela représente une hausse de 6,5 points par rapport à la même période en 2016. Les formats retail qui ont reçu plus de succès lors du premier week-end des soldes sont le canal de vente online, les centres commerciaux et les grandes surfaces alimentaires. Cependant la dépense moyenne effectuée a été plus légère que l’année dernière : 106,06 euros contre 118,20 euros l’an dernier.

Et mis à part des chiffres qui nous redonnent des indices sur le destin des soldes, une année de plus c’est la même rengaine. Plusieurs se demandent s’il continue à avoir un véritable intérêt des soldes alors que les grandes enseignes effectuent des promotions tout au long de l’année et que le canal de vente digitale propose des prix plus avantageux pour les consommateurs. C’est évident que le rendez-vous autrefois immanquable a perdu de sa superbe.

Dans ce contexte, les soldes font face à sa plus grande menace et pas tous les formats retail peuvent s’adapter à ce changement. Les magasins physiques les plus vulnérables face à cette nouvelle réalité sont les retailers traditionnels et les concept-stores.

« Les concept-stores sont excessivement fragilisés. Il n’est pas possible pour eux de gagner de l’argent avec des produits à -50 %. Et malheureusement, 50 % est devenu un minimum dans l’état d’esprit de nombreux consommateurs. Notre « motto » est de venir renforcer l’écostystème de la distribution. C’est donc pour cela qu’il faut parvenir à réduire le poids des soldes et promotions dans la mode », confirme Pierre-François Le Louët, président de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin (FFPAPF).

« Pour les détaillants traditionnels, il faut se battre sur la qualité, pas sur les prix. Sinon, cela n’aurait pas de sens. Ce qui est paradoxal, c’est qu’il semblerait que le retail français connaisse plutôt une hausse de sa part de marché qu’une baisse. Mon interprétation est que, dans les petites villes, les commerces les plus traditionnels ont pour la plupart disparu. Ceux qui restent sont des gens de taille plus importante, avec un plus grand nombre de magasins, ce qui leur permet d’amortir un certain nombre de frais et d’avoir une stratégie commerciale plus forte », confirme Claude-Eric Paquin, le président de la Fédération Française de la Chaussure (FFC).

Et vous, quel est votre avis ?

Source: Lsa, FashionUnited, FashionNetwork

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.