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L’affaire Primark

primark-retail-intelligenceL’enseigne retail de prêt-à-porter Primark ne laisse pas indifférent à ses rivaux. Pas seulement les enseignes retail ciblées dans le low cost mais aussi celles qui se situent dans les prix moyens. La chaîne irlandaise qui se multiplie rapidement dans toute l’Europe, ne doit pas être sous-estimée. Si Zara fut une révolution dans le marché de la mode de la main d’Inditex, Primark est la première qui cherche à re-faire les patrons du marché et devenir une nouvelle révolution.

Primark est actuellement l’enseigne retail de mode qui se développe le plus rapidement dans le mode. Primark, qui a ouvert son premier magasin à Dublin en 1969, compte aujourd’hui de 293 établissements répartis dans 10 pays en Europe et aux États-Unis et un chiffre d’affaires de 6.905 millions d’euros en 2014. Les volumes de vente de Primark sont frappants : 200 millions de chemises et 350 millions de paires de chaussettes l’année dernière.

Primark, d’ailleurs, est non seulement une chaîne à faible coûts, ses articles répondent aux tendances de mode et style actuels, ce qui fait que millions de visiteurs qui affluent vers ses magasins succombent à l’achat d’impulsion.

Les acheteurs de Primark ont ouvert volontairement un compte Primark sur Facebook afin de faire éloge à ses vertus. Ce phénomène fan est capable d’emmener les jeunes à veiller toute la nuit devant la porte d’entrée d’un magasin Primark lors d’une ouverture ou de promotions ponctuelles. Ce cas est arrivé dans les villes de Boston et Madrid où les queues étaient kilométriques et la presse n’a pas manquait le rendez-vous.

Est-ce Primark va continuer à se positionner comme une enseigne low cost ou va-t-elle s’aventurer dans de nouveaux segments ?

Les experts augurent que les consommateurs sont de moins en moins sensibles à la qualité et que le facteur dominateur reste le prix. Primark a fait son irruption dans un marché qui avait déjà réussi à réduire les coûts au minimum, donc l’enseigne devais donner une autre tournure pour être compétitif. L’enseigne possède une petite équipe de designers et est en permanente recherche des fournisseurs les moins chers. En outre, l’enseigne retail se concentre sur des vêtements basiques et simples.

Ensuite, nous devons parler de ses magasins, qui sont les plus grands de tous. Avec une moyenne de 3 000 m2, une équipe de vendeurs réduite mais 131 caisses et 90 cabines d’essayages. Une des avantages de ces magasins est qu’il y a une rotation de produits très élevé.

Et Primark n’a pas l’intention de rester immobile. La chaîne a annoncé qu’elle allait se concentrer sur les endroits les plus urbains et est également en train d’essayer d’apporter plus de mode à ses magasins et améliorer ses locaux.

Tout pour rendre les choses plus difficiles à ses rivaux.

Un comentario en L’affaire Primark

  1. Philippe WEHMEYER

    C’est une nouvelle vague low cost de nature à changer la concurrence, et directement affecter la précédente. En réalité, elle a cours dans l’ensemble des secteurs de l’économie, des deux côté de l’Atlantique. Compagnies d’aviation, électronique grand public, meuble ou encore secteur pharmaceutique. Ce phénomène est cyclique et tire profit du dumping social actualisé (hier l’Asie, aujourd’hui l’Afrique…). Ce qui est intéressant, c’est de comprendre quelles sont les stratégies pour répondre à ce phénomène et en quoi elles sont efficaces lorsqu’elles sont appliquées à la distribution par exemple. Une stratégie dual (création d’une société low cost concurrente) peut fonctionner lorsque des synergies existent avec le modèle traditionnel, lorsqu’elle se concentre sur un segment, une niche peu attaquée. Dans tous les cas, cette stratégie est gagnante lorsqu’elle est résolument offensive – ce qui n’est généralement pas dans la nature de ce qui l’a généré… D’autres stratégies plus intéressantes et néanmoins difficiles à mettre en oeuvre, doivent simultanément actionner plusieurs leviers afin d’être efficaces : un design résolument différent, une communauté impliquée et sans cess sollicitée, un service à part offrant une expérience unique.. Ce qui est encore plus intéressant, est de comprendre si l’innovation technologique peut permettre aux acteurs déjà établis et sous pression de sauver leur marge et donc leur business. En d’autre mots, en quoi et comment de nouvelles fonctionnalités constituant un avancée technologique significative délivrent des bénéfices pour lesquels les clients sont prêts à payer un supplément. Je suis convaincu que c’est là le principal enjeu de la distribution et en particulier celle qui fait face à une nouvelle concurrence low cost.

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