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Où bat le coeur du retail de luxe?

L’Europe est le berceau du retail de luxe qui alimente un des meilleurs moteurs économiques de l’Europe. Le secteur a généré en 2013 un chiffre d’affaires de 790,000 millions d’€ et a employé 1,7 millions de professionnels dans tout le monde. L’Europe reste pourtant un des épicentres clé pour ce secteur de consommation.

La valeur ajoutée du retail de luxe, en comparaison avec le prêt-à-porter mainstream se base dans sa qualité, la relation à long-terme pactée avec ses fournisseurs et les efforts qui se concentrent pour la formation d’un savoir-faire artisanale et spécialisé.

Les fournisseurs des entreprises du retail de luxe se caractérisent pour être des entreprises petites où travaillent environ 10 employés. Dans le cas de la France, 80% des fournisseurs des enseignes de luxe ont moins de quatre employés par entreprise.

Dans la distribution, le luxe trouve son positionnement avec les points de vente. Le luxe mise sur une stratégie mono-marque qui concentre tout son potentiel sur le canal de vente physique. Actuellement le total des ventes en magasin représente 31% et ont pour objectif d’arriver au 40% en 2020. Pour le canal online, les ventes sont à 5% et l’objectif est de les augmenter jusqu’au 14%.

L’internationalisation de ce marché est autant ambitieuse. Les exportations européennes représentent 62% et sont de l’ordre de 339,000 millions d’Euros. L’internationalisation du luxe est possible grâce au tourisme. Les clients de produits et services de luxe sont souvent d’origine latino-américaine, asiatique, européen de l’est, Moyen-Orient et du sud et de l’ouest de l’Afrique. Au sujet du facteur tourisme, nous avions dédié un billet sur l’attractivité de l’offre shopping de Paris pour les touristes venant d’horizons divers.

Cependant, le luxe comporte quelques défis tels que le piratage, la distribution et l’artisanat. Le piratage dans le marché du luxe peut varier et peut être la cause d’une perte d’environ 75,000 millions d’€, en plus de provoquer la sortie de 172,000 emplois et 24,000 millions en moins en termes de cotisation. Le secteur cherche à négocier avec l’administration afin de pénaliser ses pratiques qui deviennent de plus en plus courantes.

Avec le piratage, la perte de contrôle de la distribution et la pauvreté artisanale. Un déséquilibre flagrant dans ce marché qui a pour conséquences des diminutions en termes de chiffres d’affaires et dans la perte de lieux de travail. Les touristes sont essentiels pour la dynamique de ce marché et le secteur veut négocier les politiques de libre commerce de ces produits. Il n’y a pas de chiffres concrets mais le luxe s’est aperçu que les touristes génèrent un fort pourcentage de ses ventes totales. Dans ce sens, le secteur défend que beaucoup de touristes viennent en Europe pour faire du shopping. Les touristes qui dépensent le plus en produits de luxe sont les chinois, les russes, les américains, les koweïtiens et les japonais.

Par ailleurs, la production de biens et services de luxe s’est traduit par la création de clusters spécialisés. Glasshute est une localité en Allemagne qui s’est positionné comme un des principaux clusters en horlogerie, encore Brenta ou Florence s’est concentré dans la fabrication de chaussures et maroquinerie.

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