Actu Retail

Une solution pour la libéralisation des horaires commerciaux

Le dimanche n’est plus sacré en France. Historiquement, le dimanche est le Jour du Seigneur. Suite à l’arrivée de la République laïque en 1905, le statut des travailleurs a établit en 1910 que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire des employésfrançais. Cette norme sacrée du vieux Code du Travail n’a jamais été contrarié jusqu’à l’ère actuelle, l’époque du mercantilisme compulsif. Aujourd’hui cette norme ne satisfait plus tous les secteurs et certains veulent même l’abolir. Le Parlement a d’ailleurs commencé à prévoir des dérogations, ce qui a donné lieu à un nouveau texte de loi incompréhensible et préjudiciable tant aux travailleurs qu’aux retailers.

Par exemple, à Paris, les boutiques des Champs-Elysées, la Place des Vosges et de la rue Rivoli sont ouvertes le dimanche à cause de l’importantflux touristique. Par contre, les magasins du boulevard Haussmann n’ont pas le droit d’ouvrir et pourraient être des véritables boîtes à sardines.

Le débat du travail dominical et nocturne s’est réactualisé après la récente interdiction des magasins Sephora d’ouvrir après 21 heures et deux enseignes de bricolage d’ouvrir un dimanche dans quinze points de vente.

La loi Mallié et ses respectives dérogations établies pour ordonner et répondre aux souhaits de chaque cible n’ont fait qu’aggraver les inégalités entre les salariés tout en compensant les grandes enseignes, seules à vouloir et pouvoir ouvrir leurs portes tous les jours de la semaine. Les commerces indépendants sont incapables d’assumer les surcoûts conséquents à l’ouverture dominicale de leurs points de vente ou en horaire de nuit.

Révisions des dérogations de la loi Mallíé :

1) Pour les commerces de détail dans les communes touristiques et les zones touristiques d’affluences exceptionnelles. Il y a 500 communes touristiques et une trentaine de zones touristiques, au sens du code du travail, dans lesquelles sont accordées des dérogations au repos dominical.

2) Les « périmètres d’usage de consommation exceptionnel » où il existe de véritables habitudes, ancienne, de consommation dominicale.

3) Les commerces de détail alimentaire peuvent rester ouverts le dimanche jusqu’à 13 heures, au lieu de 12 heures.

Voici quelques arguments quantitatifs issus de plusieurs enquêtes : 66 % des Français approuvent l’ouverture dominicale des magasins de bricolage, et autant réclament l’ouverture des commerces et le droit à travailler le dimanche. Les Français sont 8 sur 10 à Paris et 6 sur 10 en province à se déclarer favorables à l‘ouverture dominicale des magasins de bricolage.

88% des employées des secteurs privés et 63% du personnel de direction et des professions libérales soutiennent l’acte de révolte des commerces qui ont ouvert à l’encontre de la loi.

72 % des Français souhaitent une révision des dispositions de la loi Mallié sur le repos dominical dans plusieurs secteurs d’activité et 71 % des Français déclarent vouloir travailler le dimanche si la contrepartie est une rétribution économique plus intéressante que les autres jours de la semaine.

Du côté des syndicats, ces derniers se révoltent depuis plusieurs années pour soutenir la journée de repos hebdomadaire commune. Karl Ghazy, secrétaire général de la CGT, argumente « complètement illusoire de faire croire aux Français que si demain tous les magasins sont ouverts le dimanche, les autres gens ne travailleront pas. Il faudra bien faire tourner les crèches, les transports, les services de nettoyage… » afin de faire comprendre que le sujet est très complexe et n’engage pas seulement les commerces. Karl Ghazy ajoute quelques mots pour ce qui est du travail nocturne qui « raccourcit la durée de vie moyenne de trois à quatre ans ».

S’agit-il d’un problème éthique qui menace la condition humaine des français ?

Mais, est-il éthique, en période de récession, d’empêcher à un salarié de vouloir travailler pour gagner plus d’argent ?

Comment aboutir à de nouvelles dérogations ou à une nouvelle loi qui profiteraient à tout le monde ?

Les outils de Retail Intelligence® sont des instruments fiables qui permettent de faire un recueil de données quantitatives. Les débats doivent être illustrés avec des chiffres, des données exactes pour montrer la réalité et ajuster la norme au bien-être de tous. En sachant le nombre exact declients qui passent devant les points de vente les 24h de la journée et par tranches horaires, en sachant combien de vendeurs mon point de vente a besoin, etc. les ajustements de la loi des horaires d’ouverture commerciale sera plus honnête et juste pour la globalité de la population française.

Qu’est ce que le Retail Intelligence® ?

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