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Entrée payante dans les magasins?

Le succès de l’e-commerce a conduit à une tendance qui nuit aux magasins physiques, le fameux et déjà banal showrooming, une pratique dans laquelle les consommateurs se rendent dans les magasins, testent les produits mais les achète dans les boutiques Internet où ces produits sont moins chers.

Cela fait mal aux retailers traditionnels. Par conséquent, de nombreux retailers cherchent des solutions. Il y en a qui optent pour faire payer l’entrée dans le magasin, d’autres pour essayer certains articles et il y en a qui préfèrent la stratégie visant à attirer la personne par des discounts ou des cadeaux.

Les clubs de ventes privées ont favorisé le phénomène du showrooming. Les consommateurs ne peuvent pas essayer les vêtements avant de les acheter donc ils décident d’aller trouver ces produits dans les magasins traditionnelles afin de se décider pour leur achat sur les ventes privées d’Internet. Les consommateurs qui préfèrent acheter via internet le font surtout pour le prix et la commodité de faire ses emplettes à la maison.

En Australie, un magasin d’alimentation situé à Brisbane, fait payer 5 $ à l’entrée à cause du volume élevé de personnes qui utilisent la boutique comme une référence et puis vont acheter les produits ailleurs. Aux États-Unis la situation se répète. Une chaîne de chaussure a introduit la mesure de facturer 20 $ à l’entrée et si la personne décide finalement d’acheter dans le magasin, les 20 $ sont déduits du prix de chaussures. Cette tendance va-t-elle arriver en Europe ?

D’autre part, la lutte n’en finit pas puisqu’il existe aussi la situation inverse apellé le webrooming. Ce phénomène consiste à comparer les produits en ligne puis de les trouver dans les magasins physiques. De cette façon, le consommateur peut regarder sans pression ce qu’il veut acheter et à n’importe quel moment de la journée. Ces deux tendances vivent une lutte acharnée pour prendre des clients.

Les sites d’e-commerce commencent avec l’avantage du prix, comme Amazon qui effectue des rabais agressifs. Cependant, les frais d’expédition et l’incapacité de tester le produit est un inconvénient très important pour assurer leur succès.

Un exemple d’e-commerce qui met l’accent sur ​​la qualité et l’exclusivité est yoox.com, une entreprise qui vend des produits en ligne de mode de luxe. Cette entreprise n’attire pas les réductions, comme d’autres sites de vente privée, mais ils le font à travers leurs produits. Il s’agit d’une boutique e-commerce très complète avec possibilité de livraison partout dans le monde.

Dans cette lutte, le retailer traditionnel est souvent le perdant parce que les dépenses, le personnel et la distribution sont beaucoup plus importants que ceux qui ont une boutique en ligne. Cependant, le retailer a le grand avantage d’offrir un service personnalisé, la facilité de changer de produit et la sécurité d’effectuer des paiements, encore beaucoup craignent de faire des achats en ligne.

Ces deux tendances, que certains considèrent comme une guerre, le webrooming et showrooming, sont en fait complémentaires et non substituables. La combinaison de ces deux canaux commerciaux (ON et OFF line) est ce que nous prépare le futur du retail.

Qu’est ce que le Retail Intelligence®?

Source: El Mundo